mercredi 14 mars 2007, par Hebmaster
Le Maroc demeure la cible des terroristes. L’attentat de la nuit de dimanche à lundi, à Casablanca, le confirme de manière dramatique. La cible, parce qu’il se modernise en maintenant intacte sa personnalité et, ce faisant, il rompt avec l’obscurantisme. Les extrémistes, finalement, ont peu de prise sur la société marocaine. Ce qui induit un paradoxe : moins ils auront de prise, plus ils seront violents. Ils profitent de la liberté de circuler, de s’exprimer et de communiquer pour essayer de détruire cette même liberté. Il ne faut surtout pas céder à ce chantage et réduire la liberté, ou ralentir la modernisation du pays. Au contraire, il faut accélérer. Le processus dans lequel nous nous sommes engagés impose quasiment une course-poursuite : nous devons aller vite dans la modernisation, car elle est seule capable de nous sortir de l’obscurantisme et du sous-développement. Les monstres continuent d’exister parmi nous, plus la modernisation de la société marocaine enrôlera de monde sous sa bannière, plus les obscurantistes seront seuls. Dans l’attentat, il faut souligner au moins un élément positif : c’est la vigilance personnelle du responsable du cybercafé et son intervention qui ont permis d’éviter un drame beaucoup plus grand. Cela montre bien que les citoyens ordinaires adhèrent au processus. Ces citoyens, même au péril de leur propre vie, n’hésitent pas à s’opposer aux obscurantistes. Moderne aussi a été le comportement des forces de sécurité : elles ont prévenu les citoyens des dangers terroristes qui les menaçaient et les citoyens ont effectivement assumé leur responsabilité en facilitant les enquêtes et donc, dimanche soir, en prenant des risques pour préserver d’autres citoyens. C’est exactement les comportements que l’on rencontre dans les sociétés démocratiques et solidaires.
L’Economiste